L'historique de la commune

Si on ne situe pas exactement la fondation de notre village, on peut cependant penser qu'il est l'un des plus anciens de la région. En effet, notre village  portera successivement les noms de BIDOLIDUM, BAALAIS, BISUEL, BELOY et BELLOY. Belloy est mentionnée dès 775, dans une charte signée à Luzarches sous le règne de Charlemagne.

Notre village apparaît également dans un texte concernant un échange de terres signé en 828 entre l'Abbé Hilduin et le noble seigneur Sanfrid. En 840, Hildun reçoit de ce seigneur et de son épouse, des fermes sises à Belloy et il apparaît qu'en ce lieu, se trouvent des bois, des prés et pièces d'eau. L'église du village est dédiée à Saint-Georges, ce qui veut dire qu'il y avait là, à cette époque, un lieu de pèlerinage. En 862, la Dame Tangide administre la seigneurie de Belloy au nom de l'Abbaye de Saint-Denis. Son territoire appartient donc très tôt à cette abbaye, dont les moines défrichent la forêt située au nord de Paris. Entre 1160 et 1325, Belloy est intégrée au domaine de la Châtellenie de Montmorency et les premiers seigneurs de Belloy sont connus au XIIIe siècle. Le remembrement, au XIVe siècle, favorise la vocation céréalière de Belloy, dont la terre est presque entièrement labourable. Un moulin à vent, construit sous Saint-Louis par Pierre de Belloy à la Croix Saint-Georges - d'où un procès avec les moines de Royaumont, témoigne de cette pratique agricole très ancienne.

Au XVe siècle, Antoine de Belloy enrichit l'église de ses voûtes admirables mais c'est son fils, Guillaume, qui fit édifier le magnifique portail de la façade.  Charles de Belloy vend ses terres le 12 juin 1694 au Chapitre de Notre-Dame de Paris. Avant 1789, la paroisse dépend du diocèse de l'élection de Paris et elle est rattachée au doyenneté de Montmorency. Le Chapitre de Paris et Louis-François-Elie Camus de Poincarré, seigneur de Viarmes, sont encore les seigneurs du lieu en 1791.

La dentelle dont l'activité se développe à partir du XVIIe siècle, perdure jusqu'au milieu du XIXe siècle : deux marchands emploient alors une main-d'oeuvre importante dans le village et ses environs. La passementerie y est implantée sous la Restauration par M. Charlot, un Parisien. Vers 1855, on installa l'eau au village. En 1859, le cimetière qui se trouvait sur l'actuelle place fut transféré à son actuel emplacement. L'année 1860 vit la construction de la mairie. A la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, le développement et la modernisation du village s'accélèrèrent avec l'implantation des premiers commerces et, surtout, la réalisation de la ligne de chemin de fer Monsoult-Luzarches.

Village de plaine, Belloy était au XlXème siècle très productif en céréales, colza, plantes fourragères. Il existait également plusieurs clos fruitiers entourés de haies ou de murs de pierre. L'industrie était représentée par la passementerie, encore en activité de nos jours, et par la distillerie (la grande ferme qui accueillait la distillerie à l'entrée du village a cessé ses activités en 1951).

Sous l'Ancien Régime, deux châteaux ont existé :

  • le premier, féodal, situé dans le Marsouillet, au nord de l'église, fut détruit au moment des guerres de religion, en même temps que ceux de Saint-Martin, Franconville et Villaines ;
  • le second, se trouvait rue des Carreaux et fut détruit sous l'Empire.

Seuls en demeurèrent longtemps un portail et un corps de bâtiment.